Un ticket de carte bancaire, c’est un petit bout de papier qui peut avoir un impact sur votre santé et l’environnement. Il contient souvent des bisphénols, comme le BPA, reconnus pour perturber les hormones.
| Type de ticket | Risque santé | Environnement | Coût (pour le commerçant) |
|---|---|---|---|
| Papier thermique classique | BPA ou substituts nocifs | Déchets, difficilement recyclable | 1 à 2 € / rouleau |
| Papier « sans BPA » | Moins de BPA, mais substituts présents | Impact similaire au classique | 1,10 à 1,30 € / rouleau |
| Papier certifié « sans phénols ajoutés » (INERIS) | Exposition très faible aux bisphénols | Légèrement mieux, mais toujours du papier | 1,30 à 1,70 € / rouleau |
| Ticket numérique (email/SMS/QR) | Aucun contact chimique | Empreinte numérique modérée | Abonnement logiciel (quelques €/mois) |
| Pas de ticket | 0 risque | 0 impact | Gratuit ! |
Comment les tickets de carte bancaire exposent-ils à des substances à risque ?
Les tickets de caisse et de carte bancaire sont imprimés sur du papier thermique, qui réagit à la chaleur pour afficher les caractères — sans encre. Ce papier est souvent enduit de bisphénol A (BPA) ou de ses cousins, BPS et BPF, utilisés pour leur stabilité.
Au contact de la peau, surtout si vos mains sont humides (après du gel hydroalcoolique, une crème, etc.), ces substances passent facilement et s’accumulent dans le corps. Des études ont démontré que les caissiers ont des taux nettement plus élevés de BPA dans leurs urines que le reste de la population.
La situation s’améliore depuis l’interdiction du BPA, mais les substituts ne sont pas anodins. Ils perturbent aussi le système hormonal, touchant la reproduction, le métabolisme et le développement des enfants à naître.
Les femmes enceintes ou les parents de jeunes enfants devraient redoubler de vigilance : limitez le contact ou refusez le ticket papier, car la peau des enfants absorbe plus facilement ces substances.
Pourquoi les tickets ne sont-ils plus systématiquement imprimés ?
Depuis août 2023, la loi impose aux commerçants de ne plus imprimer les tickets systématiquement. Cette mesure vise à protéger votre santé et réduire le gaspillage de papier : cela représentait 12,5 à 30 milliards de tickets chaque année !
Pour obtenir un ticket, il faut maintenant le demander explicitement. Vous pouvez choisir un support papier, numérique (par email, SMS ou QR code), ou ne rien prendre du tout.

Le commerçant doit afficher clairement cette information à la caisse. Si vous tenez à garder une preuve, privilégiez le numérique ou prenez une photo du ticket affiché à l’écran.
Existe-t-il des tickets « sans danger » ?
Les papiers certifiés « sans phénols ajoutés » (avec le label INERIS) sont actuellement les plus fiables pour limiter l’exposition. Ils excluent le BPA et 15 autres substances proches, dont le BPS et BPF.
Ces papiers coûtent environ 10 à 30 % plus cher, mais ils protègent mieux les caissiers et les clients. Vérifiez la mention au dos du ticket ou demandez à votre commerçant si leur papier est certifié.
De nouvelles alternatives, comme le papier à base de lignine ou de xylane (issus du bois), commencent à arriver sur le marché. Elles sont annoncées comme plus saines et écologiques, mais vous les croiserez surtout dans les années à venir.
Une étude a montré que manipuler un ticket de caisse après avoir utilisé du gel hydroalcoolique multiplie par 100 l’absorption des bisphénols par la peau !
Faut-il préférer les tickets numériques ou ne rien prendre ?
Le ticket numérique (par email, SMS, QR code, application fidélité) élimine le contact avec les substances chimiques et réduit le papier. Mais il peut entraîner une collecte de données personnelles (email, numéro de téléphone) et une légère empreinte carbone (stockage des mails, serveurs…).
La CNIL recommande de choisir les options anonymes, comme le QR code affiché en caisse, qui ne nécessite aucune inscription ni transmission de données.
Dans la plupart des cas, il n’est pas nécessaire de demander un ticket. Les applications bancaires, historiques de paiement ou une simple photo suffisent pour prouver un achat en cas de litige ou pour une garantie.
Quels conseils pour limiter les risques ?
Dès que possible, dites « Non merci » au ticket papier, ou demandez-le en version numérique. Pour les achats importants (électroménager, garantie), privilégiez la photo ou le stockage numérique sécurisé.
Si vous devez manipuler un ticket, évitez de le plier, le froisser ou de le ranger avec des aliments ou votre carte bancaire. Lavez-vous les mains avant de toucher votre visage ou de manger.
Professionnels de caisse : alternez avec des outils (pinces, gants fins), lavez-vous les mains régulièrement, et privilégiez au maximum les papiers certifiés ou la dématérialisation.
Pour les commerçants, investir dans des solutions dématérialisées ou du papier « sans phénols » améliore la sécurité de tous et réduit les coûts sur le long terme.
FAQ
Le ticket de carte bancaire est-il dangereux si je le touche une seule fois ?
Le risque ponctuel est faible pour un adulte, mais l’exposition répétée ou dans un contexte particulier (enfance, grossesse, mains mouillées) augmente l’absorption des substances chimiques.
Comment reconnaître un ticket « sans danger » ?
Cherchez la mention « sans BPA » ou mieux « sans phénols ajoutés » et le logo INERIS au dos du ticket. Si rien n’est indiqué, considérez que le papier peut contenir des substances à risque.
Peut-on recycler les tickets de carte bancaire ?
Le papier thermique est difficilement recyclable à cause de son revêtement chimique. Jetez-le dans la poubelle classique, pas dans le bac à papier.
Pourquoi les commerçants demandent-ils « voulez-vous le ticket ? » désormais ?
Une loi de 2023 impose de remettre les tickets uniquement sur demande, pour limiter l’exposition aux substances chimiques et réduire les déchets papier.

